SOYONS EXIGEANTS POUR LE MONDE ÉTUDIANT

L’UNEF est un syndicat historique du monde étudiant et un partenaire de longue date des Jeunes Socialistes. Toute son histoire, vieille de 110 ans, rappelle ces luttes et ces combats que nous avons en partage : pour l’émancipation de toutes et tous, pour le progrès social, pour la défense des droits des étudiantes et des étudiants et l’organisation de la solidarité dans les universités. Accueillir les étudiantes et les étudiants dans l’univers de l’enseignement supérieur, et porter avec eux une parole universaliste, seule capable d’apporter l’émancipation à l’ensemble des jeunes est ce qui a fait la force de cette organisation syndicale. Ce sont cependant des pratiques en opposition avec son histoire et ses combats universels qui ont conduit à une expression de notre organisation aujourd’hui.

Les réunions non-mixtes sont un outil qui peut avoir du sens et une utilité, notamment dans des associations qui mettent en place des groupes de parole. Nous pensons cependant qu’elles n’ont pas leur place dans des organisations, syndicales ou partisanes, qui ont vocation à se projeter dans un idéal universel pour toutes et tous. L’assignation identitaire et toute forme d’essentialisation nuit au combat contre les discriminations qui doit être l’affaire de toutes et de tous. 

Nous condamnons avec force les attaques abjectes qui visent nos camarades de l’UNEF. La haine et les appels à la haine n’ont pas leur place dans notre démocratie. Les demandes de dissolution provenant d’une partie de la droite et de l’extrême droite à l’encontre de la seconde organisation syndicale étudiante de France sont absurdes, méprisant dangereusement les règles de droit. On peut ne pas partager certaines positions de l’UNEF, ce qui est notre cas, mais demander sa dissolution met notre démocratie en péril. Jusqu’où ira-t-on ?

Malgré ce climat anxiogène qui règne depuis plusieurs jours, nous, militantes et militants jeunes socialistes, continuerons de nous mobiliser pour défendre nos valeurs républicaines et universalistes. Nous continuerons de nous battre contre la précarité des jeunes, pour leur emploi, et pour que chaque jeune ait un avenir.

Avoir 20 ans en France en 2021 ne peut pas être synonyme d’un combat quotidien pour sa survie. Nous continuerons de demander au Gouvernement des mesures fortes pour la jeunesse.